Quelques citations de cette préface:
« Vous avez décidé d’éditer un livre sur la prévention santé. Vous avez bien raison, mon cher Jacky, et dans une vingtaine d’années, vous aurez encore davantage raison. »
Pendant cinquante ans, j’ai lutté pour une certaine qualité de vie en conseillant aux personnes qui venaient me voir de suivre une hygiène de vie et de prendre des plantes absolument inoffensives comme de la sauge, cette plante merveilleuse dont les anciens disaient « comment peut-il mourir l’homme qui a de la sauge dans son jardin ? »
Cela n’a pas toujours plu à la toute puissante industrie des médicaments.
J’ai eu de nombreux procès et à l’un d’eux, on a vu le plus haut magistrat de France, le procureur général auprès de la cour de cassation, Monsieur Antonin Besson, déclarer « On peut citer l’attitude de Maurice Mességué en exemple. Je le considère comme un fort honnête homme »
Attention, je ne critique pas tous les produits pharmaceutiques. Si la durée moyenne de la vie a augmenté dans des proportions considérables, si on guérit certaines maladies qui faisaient des ravages effroyables il y a encore un demi-siècle, c’est grâce aux efforts des médecins, des chercheurs obscurs qui, parfois dans des pièces minuscules et sombres, recherchent ce qui, demain peut nous guérir et nous sauver.
Mais, il ne faut pas oublier le terrible Stalino (médicament contre l’eczéma) qui a tué et estropié définitivement des centaines de malades, alors qu’une infusion de reine des prés et de pensée sauvage en aurait guéri 90 %.
Il ne faut pas oublier la « poudre Baumol » qui a tué des centaines de nourrissons, car on talquait leurs petites fesses avec ce produit pour éviter les rougeurs, alors qu’une macération de roses et de fleurs de mauve aurait fait disparaître à 100 % ce petit inconvénient sans faire courir le moindre risque aux bébés.
Si j’étais cruel, je pourrais allonger la liste, mais là n’est pas mon propos...
Pendant 50 ans, j’ai soigné des malades. Je ne les ai malheureusement pas tous guéris, mais j’ai un avantage considérable, pas un seul n’est mort, parce qu’il aura avalé une infusion de camomille ou de tilleul. Tout le monde ne peut pas en dire autant…
On n’a pas le droit de tuer l’espoir. Il ne faut pas que cette hydre qu’est l’industrie pharmaceutique devienne la borne du désespoir et de la détresse humaine. Je me demande en quoi cela peut-il gêner quelqu’un si l’on soigne avec les plantes. Qu’elles soient données en gélules, en capsules ou en tout autre forme, du moment qu’elles soulagent ou guérissent…
C’est pour cela, mon cher Jacky, que vous avez eu raison de vouloir éditer ce livre, car comme dit le vieil adage, « il est beaucoup plus facile de prévenir que de guérir » :
Depuis une vingtaine d’années, vous êtes mon ami et je m’honore de votre amitié.
Maurice Mességué
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